Pour récolter une partie des fonds nécessaires
à la réalisation du projet Madagascar 2000, nous avons décidé d’organiser
un grand concert de soutien pour ce printemps.
Dans
le souci de fédérer un vaste public autour de notre projet, tout en souhaitant
que celui-ci soit porté par des artistes de qualité et intègres, nous nous
sommes naturellement tourné vers Arthur H, et la Campagnie des Musiques à Ouïr.
Le jazz festif et inventif de MAO, qui a pu rencontrer et jouer avec Yvette
Horner, Bernard Lubat et Arthur H, et Arthur H créeront l’événement
artistique de ce début de printemps autant qu’ils sont l’expression
musicale de notre investissement, optimisme, enthousiasme et professionnalisme.
Ce
concert aura lieu au transbordeur, de façon à accueillir les musiciens comme
le public dans les meilleures conditions. Nous attendons en effet un large
public d’environ 500 personnes, non seulement les étudiants de l’EAL et
l’ENTPE, mais aussi le public habituel du rock français et du jazz actuel.
L’organisation
de concerts de cette envergure nécessite le concours de professionnels d’événementiels,
nous avons donc demandé à l’équipe du Festival Ecouter Voir de nous aider
à l’organisation du concert, à
la gestion du matériel, à l’accueil des musiciens, et à la promotion de ce
concert. Pour avoir déjà organisé des concerts importants dans le cadre du
Festival International de Jazz de Rive de Gier ou lors de la première édition
très remarquée du Festival Ecouter Voir à Lyon en 2001 (Brigitte Fontaine,
Louis Sclavis, Richard Galianno, Didier Lockwood…), ce sont les personnes les
plus compétentes pour organiser et gérer au mieux ce concert et en faire un événement
mais aussi pour le promouvoir dans toute la presse nationale et régionale, générale
comme spécialisée (400 contacts).
Les
recettes de ce concert seront entièrement destinées à la rénovation de
l’orphelinat à Madagascar.
Quelques
infos sur les artistes que nous recevrons:
ARTHUR
H
Avec
Pour Madame X, Arthur H a signé son disque le plus intime, le plus grave
et le plus apaisé à la foix. Très remarqué par le public comme par la
critique, cet album fait partager cette « fascination pour les perceptions
obliques » qui habitent le monde très particulier d’Arthur H, autant
d’échappées qui à la fois « obscurcissent et embellissent le monde et
jettent des lumières sidérantes sur le quotidien. »
Il reprend l’art surréaliste des collages, aux mots évocateurs de « voyages
exotiques et oniriques à la Cendrars » et fait de chacune de ses
histoires une fugue poétique, aux personnages débarqués d’outre rêve. Arthur
H est indéniablement un « conteur aux nuits fécondes », un virtuose des sonorités
jamais entendues ; ouvert aux influences les plus variées, il les visite
de son univers dadaïste, les pousse jusque dans des contrées rarement pénétrées
— et c’est à cela
que l’on voit qu’Arthur H est un grand musicien — puis nous offre un
festin musical d’une généreuse inventivité. Mais Arthur H est avant tout un
homme de scène. Ce poète du troisième millénaire a su instaurer une forte
complicité musicale avec son public, ses concerts ne sont jamais la simple présentation
publique d’un album, mais un enrichissement mutuel entre le public et le
musicien, une sensibilité partagée, un voyage intense dont la réalité
palpable creuse un abîme avec celle qui nous attend dehors — qu’il faudra
pourtant, titubant, retrouver. Mais en attendant…

Le Figaro, 6 avril 2001
Bertrand Dicale, Le Monde de la Musique, octobre 2000.
La
Campagnie des Musiques
à Ouïr
Mégaphone,
flûtes, paille-à-sons, arrosoir, râteau, klaxons, gravier, sifflets,
manivelle et autres objets détournés, plus un
peu
d’électronique forment l’attirail de ce groupe qui nous concocte une
fricassée de rythmes populaires, de musette en bourrée en y injectant une
dose de free jazz : vos oreilles auront été averties ! Cette fanfare
ébouriffante, outre ses compositions originales, tricote avec une « impertinente
inventivité »
des morceaux populaires tels que Marinella, The girl from Ipanema,
L’été indien — qui
devient Dédé l’Indien…. Tout ceci avec « une musicalité,
une érudition et une audace hallucinantes ».
On rigole, mais sérieux : « ces musiciens sont des professionnels,
des virtuoses même. »
Leurs concerts sont de véritables moments de joie exaltée, de créativité,
d’humour, ils vous débouchent les oreilles et la bonne humeur !
Attention : ce sont des moments musicaux sans concession pour joyeux caractères
prêts aux expériences les plus inattendues et aux oreilles ouvertes, très
ouvertes ! On vous aura prévenu…

Fara C. Jazzman
Fara C. , l’Humanité du 13/14 janvier 2001
Les découvertes du Printemps de Bourges, Réseau Printemps